Dyson WashG1
Tendances

Test du Dyson WashG1 : un nettoyeur de sol attendu mais au bilan mitigé

Par Arthur, le 26 avril 2025

Dyson, connu pour ses aspirateurs au design futuriste et à la puissance redoutable, s’aventure pour la première fois sur le terrain du laveur de sol avec le WashG1. Très attendu, ce modèle se veut performant… mais ne coche pas toutes les cases, surtout au vu de son prix élevé (649 €). Alors, révolution dans l’entretien des sols ou coup d’essai perfectible ? On l’a mis à l’épreuve.

Un laveur… mais pas un aspirateur

Contrairement à ses concurrents “wet & dry”, le WashG1 ne combine pas aspiration et lavage. Il se contente de laver, même s’il peut récupérer quelques saletés au passage. On est donc ici face à un appareil monofonction, destiné à compléter un aspirateur, et non à le remplacer.

Sa technologie repose sur deux rouleaux contrarotatifs en microfibre, humidifiés via 26 jets d’eau, et chacun actionné par son propre moteur. L’eau sale est extraite par un système de raclage, censé garantir un lavage plus hygiénique qu’une simple serpillère.

Un lavage convaincant… si le sol est déjà propre

Sur une cuisine carrelée, le WashG1 fait des merveilles. Traces de jus de fruit, taches de sauce soja ou ketchup sec : il s’en sort avec les honneurs. Et bonne surprise, il accepte tous types de détergents (hors eau de Javel), là où d’autres imposent des produits propriétaires.

Trois niveaux d’humidité sont proposés, avec en bonus un bouton « max » bien pratique pour les zones plus encrassées. Attention cependant : à partir du débit moyen, de l’eau peut stagner dans les joints du carrelage. Autre bémol, seul le côté droit de la tête de nettoyage permet un passage au ras des plinthes.

Des déchets ramassés… avec des limites

Même s’il n’aspire pas, le mouvement des rouleaux permet au WashG1 de ramasser poils d’animaux ou miettes. Mais pas de miracle : les débris restent stockés sur une fine plaque filtrante, et les cheveux longs ont tendance à coller au sol. Résultat : plusieurs passages sont parfois nécessaires.

Quant aux poils d’animaux, s’ils sont nombreux, l’appareil peut les transformer en petites pelotes, ce qui oblige à les ramasser à la main.

Autonomie correcte et réservoir gourmand

Côté autonomie, comptez environ 40 minutes d’utilisation, quel que soit le réglage. Le réservoir d’eau propre (1 L) permet théoriquement de nettoyer jusqu’à 290 m², mais en mode maximum, il se vide en… 10 minutes.

Point positif : la batterie est amovible, un atout pour prolonger la durée de vie du produit.

Design signé Dyson, ergonomie à revoir

On retrouve le style distinctif de Dyson : lignes épurées, matériaux qualitatifs, écran couleur intégré… Le montage est simple et la station de charge stable grâce à des ventouses.

Les deux réservoirs (eau propre et eau sale) sont empilés à l’avant. Mais il faut retirer tout le bloc pour accéder à l’un ou l’autre – une manœuvre peu intuitive. Le panneau de commande est en revanche bien pensé : trois boutons, un écran clair, et des animations utiles.

La poignée en fer à cheval surprend, mais elle offre une bonne prise en main. Avec ses près de 6 kg, l’appareil reste maniable grâce à la propulsion des rouleaux, même si l’absence de roulettes se fait sentir quand il faut le déplacer d’une pièce à l’autre.

Autre point déconcertant : en position parking, l’appareil s’arrête, mais ne redémarre pas automatiquement. Il faut appuyer à nouveau sur le bouton.

Autonettoyage partiel et séchage oublié

Le WashG1 se rince automatiquement à l’eau froide, avec une essorage final des rouleaux. Mais pas de séchage intégré. Résultat : les rouleaux restent humides pendant des jours, enfermés dans la tête de lavage. Chez nous, ils ont mis plus de 72h à sécher complètement, ce qui nous a poussés à les extraire pour les aérer.

Pour un produit à ce prix, c’est une déception.

Entretien manuel fastidieux

Vider le réservoir d’eau sale est simple, et la séparation des déchets est efficace. Mais le reste… c’est une autre histoire. L’accès aux plaques d’extraction est peu pratique, et les salissures humides collent aux pièces, obligeant à y aller avec les doigts pour tout nettoyer.

Les poils et cheveux s’accumulent aussi dans les brosses secondaires, difficiles à entretenir. Et leur odeur peut devenir désagréable si elles restent humides. Dyson recommande de changer les rouleaux toutes les 25 heures d’utilisation (49 € la paire).

Enfin, le WashG1 n’est pas connecté, mais l’app MyDyson donne accès à des tutos vidéo et conseils d’entretien utiles.

Notre verdict : à réserver aux puristes du lavage

Le Dyson WashG1 séduit par son efficacité de lavage, sa qualité de fabrication, et quelques bonnes idées comme la batterie amovible ou la liberté d’utiliser ses propres produits d’entretien. Mais son absence d’aspiration, un entretien complexe, et le manque de séchage des rouleaux en font un produit difficile à recommander sans réserves.

Il s’adresse clairement à un public exigeant, prêt à compléter son arsenal ménager, et à investir du temps pour profiter d’un nettoyage performant. Mais pour d’autres, des modèles de type aspirateur laveur resteront plus pratiques au quotidien… et souvent moins chers.

Arthur

Passionné de mobilier design et d'architecture d'intérieur depuis de nombreuses années. Avec C86 Design, je souhaite mettre en avant les pièces ayant marqué le design moderne et les histoires de leurs créateurs.

Voir les publications de l'auteur